25 års erfarenhet av Filterbyten – Lagerbyten – Fläktbyten – Underhåll – Service avtal – OVK – Injustering – Styr & Reglerteknik

Team Elit Klimat & Fastighetsteknik

Måndag – Fredag 07:00 – 16:00

24h BEREDSKAP

MED GARANTI HOS OSS

Är du Trygg, Tryggare, Tryggast

Ring Nu! 070 - 4242500

Gärdesvägen 10 619 73 Vagnhärad

Qu’est-ce qui reste inne, qu’est-ce qui est construit dans notre vie erotique?

Qu’est-ce qui reste inne, qu’est-ce qui est construit dans notre vie erotique?

H eclairages a travers la memoire, la curiosite enfantine et l’homosexualite animale

Notre sexe, evidemment. Nulle part ailleurs les batailles pour fixer la frontiere entre nature et culture ne sont plus passionnees qu’en votre domaine. Debat sterile, en realite: s’il est inutile d’appeler la nature a la rescousse contre l’homosexualite (qui s’observe chez des centaines d’especes animales), c’est tout aussi vain d’y rechercher des recettes universelles (essayez de tomber enceinte tel les lezards fouette-queue, reptiles mexicains lesbiens qui se reproduisent sans male apres des frottements entre femelles). Tout y a, sexuellement, dans la nature comme dans la culture. Mais comment s’articulent-elles? Voici trois eclairages recents.

1 Freud dans un scanner

Depuis une quinzaine d’annees, le psychiatre francais Serge Stoleru et le groupe de recherche s’emploient a exciter des quidams enfermes dans des scanners. Moyen utilise: des images projetees, qui transforment la machine medicale en cabine de sex-shop. Objectif: identifier les correlats neuronaux en pulsion sexuelle. Avec Freud dans une main et l’imagerie cerebrale dans l’autre, la neuro­psychanalyse fera ainsi le tri dans la penderie freudienne: on garde ceci, on reprise ce qui, on jette le reste…

Freud lui-meme aurait approuve le procede, note Stoleru dans un article publie dans Frontiers in Human Neuroscience en mars 2014. Le fondateur une psychanalyse ne rejetait nullement l’idee que les avancees de la biologie fassent «s’effondrer l’ensemble de une structure artificielle d’hypotheses», comme il l’ecrivait au sein d’ Au-dela du principe de ravissement en 1920. Cela valait en particulier Afin de nos pulsions, «l’element le plus important puis le plus obscur d’la recherche psychologique».

Que devoile donc le scanner? Du survol propose par Stoleru, retenons un point lie vis-i -vis qui nous occupe. Si la pulsion sexuelle est de toute evidence un facteur inne, les caracteristiques des objets qui l’eveillent ne le sont pas. L’operation avec laquelle le cerveau juge si un stimulus reste sexuellement excitant (et combien excitant, l’eventualite echeant) «est executee en relation a des references internes, ou traces mnesiques au langage d’une theorie psychanalytique», ecrit le chercheur. L’«activation de l’hippocampe, une region cle Afin de la memoire», montre que c’est en lien avec celle-ci que nos sujets «definissent l’objet de leurs pulsions sexuelles». Ce n’est peut-etre nullement une surprise, mais c’est une confirmation. J’ai pulsion nous donne des instructions (desire! bande! mouille!), mais c’est notre vecu, fait de nos vicissitudes biographiques et du bouillon de culture ou l’on barbote, qui decide qui et quoi activera le chantier.

L’ecole du sexe

Si la pulsion fait office de moteur, la memoire – donc l’experience – fournit la feuille de route. Neanmoins, comment se forme-t-elle? Comment apprend-on ce qu’il faut savoir a propos du sexe? Question delicate, comme toutes celles qui relient eros et enfance. Tellement delicate, releve Lawrence Josephs, qu’on a largement omis de l’etudier. Psychologue a l’Universite Adelphi de New York, le chercheur repond par «une analyse inter-especes et transculturelle» dans une etude publiee en fevrier 2015 par nos Archives of Sexual Behavior .

On remarquera d’abord que le sexe est beaucoup une affaire d’apprentissage. Comme on le constate en 1800 a propos de l’«enfant sauvage de l’Aveyron», votre primate qui atteint la puberte en ayant grandi a l’ecart des congeneres ressent de l’excitation sexuelle, mais ne sait nullement quoi en faire. Cela en va ainsi des macaques etudies via Harry Harlow en annees 50-60: «Eleves en situation d’isolement», ces singes ne savaient jamais comment copuler «et pouvaient satisfaire avec violence a des situations sexuelles». Aussi, De quelle fai§on apprend-on? Chez les primates observes – chimpanzes, babouins, gibbons, bonobos –, cela passe via l’observation des etreintes parentales, ainsi que par des «jeux d’entrainement sexuels» ( sexual rehearsal play ) entre pairs, ou nos juveniles imitent le comportement des adultes.

Ce trait observe aupres des autres primates s’est-il maintenu chez des humains? Reponse unanime, affirmative, des anthropologues qui se sont penches en la matii?re. Chez les natifs des iles Trobriand, Bronislaw Malinowski observait que l’enfant avait «la possibilite de regarder les parents a sa guise jusqu’a sa puberte». En parallele, «les bambins commencaient a s’engager dans des jeux sexuels dans les buissons. Les adultes acceptaient ce comportement, pour autant qu’il se deroule en prive. Les enfants s’adonnaient mutuellement a des stimulations manuelles et orales des organes genitaux, ainsi qu’a des coits simules.» La aussi chose s’observe chez des Amharas d’Ethiopie, les Aymaras du Perou, les Santal d’Inde, les Sherpas du Nepal, les habitants des iles Alor dans l’archipel de la Sonde, ainsi que chez les chasseurs-cueilleurs Hazda et Kung de Tanzanie. supprimer anastasiadate Cela en allait probablement de meme dans la prehistoire.

Apres votre Moyen Age ou les etreintes parentales semblent demeurer visibles et un age moderne qui voit se developper l’intimite, les m?urs actuelles se mettent en place depuis quelque trois siecles: les adultes se cachent Afin de coucher et les jeux sexuels entre enfants sont decourages. Comment apprend-on, alors? Selon Freud, une reellement grande curiosite sexuelle pousse les petits a se bricoler un savoir avec tous les moyens: «Leurs recherches peuvent etre facilitees par l’observation une copulation d’animaux, ou avec claque de dormir dans la chambre des parents pendant la premiere annee.» Un siecle apri?s, l’information echangee entre amis, Internet et l’education sexuelle ont commande le relais.

Faut-il se rejouir ou s’inquieter de votre tournant? Le questionner, est-ce s’engager via une pente glissante? Les observations rassemblees par Lawrence Josephs peuvent-elles alimenter des pensees dangereuses? Reponse en trois mouvements. D’une part, les deux etudes proposees indiquent, contrairement a ce qu’avancait Freud, que claque d’assister a Notre «scene primitive» – une relation sexuelle entre ses parents – n’est pas, en tant que tel, 1 evenement traumatisant. C’est «le schema des relations familiales» qui determine «les reactions a l’experience», note Jo­sephs. D’autre part, il demeure avere que l’exposition des bambins a la sexualite parentale reste traumatisante si l’enfant est converti par nos adultes en objet de desir ainsi que plaisir. Enfin, releve le chercheur, «il ne s’agit pas de promouvoir votre romantisme naif a propos du developpement psychosexuel humain», comme si «la prehistoire etait 1 paradis perdu», mais plutot «de mentionner la necessite de recherches supplementaires»: on veut savoir d’ou on vient et ou on va.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Kategorier